DIMAGGIO Joe
Joseph Paul DiMaggio.
Date de
naissance : 25
novembre 1914, à Martinez, Californie du Nord.
Date de
décès : 8
mars 1999, dans sa maison d'Hollywood en Floride.
Enterré à Colma, Californie.
Portrait :
Lieux
d'habitation :
Années 40 : 400 West End Avenue, San Francisco.
Automne 1952 : 2393 Castilian Drive, Outpost Estates,
Hollywood Hills (location avec Marilyn)
Début 1954 : 2150 Beach Street, Marina District, San
Francisco (avec Marilyn) :
.
1954: 508 North Palm Drive, Beverly Hills
(location avec Marilyn).
New York : 860 Fifth Avenue, New York.
Miami : 5151 Collins avenue,
Miami.
Histoire :
Parents immigrés siciliens,
arrivés aux Etats-Unis au début du siècle.
Son père, Giuseppe (« Zio
Pepe ») (
), était pêcheur de crabes
.
Après un mauvais départ dans
un village de la côte Atlantique, la famille s'installa à San Francisco en 1915.
Son bateau s'appelait
Rosalie, du nom de sa femme (
;
),
et était amarré à North Beach.
Joe était le huitième d'une
famille de neuf enfants (Thomas, Michael (décédé par noyade dans la baie de
Bodega, au nord de San Francisco au printemps 1953),
Vincent, Dominic (
),
Frances, Mamie, Marie, Nellie).
Il fut élevé dans une famille
catholique pratiquante, où les valeurs importantes étaient la piété,
l'honnêteté, le sacrifice, la discipline et le travail, et où les activités des
enfants entraient dans le cadre du dévouement à la famille, du travail à
l'école et de la présence régulière à la St. Peter and Paul Catholic Church.
Les parents DiMaggio insistaient
constamment auprès de leurs enfants sur l'importance des bonnes manières et du
travail honnête, et la nécessité de ne pas se laisser exploiter. Personne ne
devait juger les DiMaggio indignes de travailler dans les domaines les plus
importants des Etats-Unis.
Entre 6 et 8
ans, il fut un garçon plutôt renfermé,
qui se sentait différent des autres à cause de l'appareil orthopédique lourd
qu'il portait pour corriger une malformation congénitale des chevilles.
Cette expérience eut des
conséquences importantes, car cela lui permit de comprendre la souffrance et
l'exclusion, sentiments familiers à Marilyn pendant ses années à l'orphelinat.
De plus, elle renforça sa personnalité de petit garçon renfermé ainsi que sa
décision d'exceller dans un sport quelconque.
Dès qu'il fut capable de
courir, il joua au base-ball autant qu'il le put avec ses deux frères les plus
proches, Vincent et Dominic.
Nés juste avant et juste
après lui, ils parlaient déjà de devenir des joueurs professionnels, ce qu'ils
firent.
A l'âge de 14
ans, l'équipe de base-ball dans laquelle
il jouait gagna le championnat grâce à lui.
Il ne fit pas d'études; il
quitta l'école à 16 ans, en 1930 pour travailler dans une usine
d'embouteillage de jus d'orange, afin d'aider financièrement sa famille.
A cet âge là, il avait déjà
atteint sa taille d'adulte (1m82) et bien que très maigre (il ne dépassa jamais
les 76 Kg), il était fort et naturellement élégant.
Le week-end et durant ses
heures de loisir, il jouait au base-ball sur un parking.
A 18
ans en 1932, il fut remarqué et signa
un contrat de receveur dans l'équipe des San Francisco Seals. Il pulvérisa les
records de la côte ouest en étant batteur en 61 parties sans être sorti.
Il gravit rapidement les
échelons de la célébrité, et en trois ans, devint pratiquement un héros
national.
A 22
ans, en 1936 il entra chez les New York Yankees; il y
jouera pendant 15 ans, jusqu'en 1951.
Il était la plus jeune
vedette du base-ball, et gagnait un salaire considérable .Son salaire était de
15 000$; il en dépensa la majeure partie
pour installer sa famille dans une confortable maison de Beach Street.
Il acheta aussi à ses parents
un restaurant de fruits de mer, le "Joe DiMaggio's Grotto", dans le
quartier des docks (Fisherman's Wharf à San Francisco).
Ce fut son ami Reno Barsocchini,
qui dirigea le restaurant.
A peine âgé de 20 ans, il avait déjà obtenu trois fois le
prix du meilleur joueur. Hors terrain, il menait une vie de vedette, était
adulé comme une star et fréquentait les boîtes de nuit à la mode, entouré de
jolies femmes, menant une vie facile et
tapageuse. Il portait des costumes très chers, conduisait une Cadillac et il
était vu à San Francisco comme à New York, en compagnie de très jolies filles
du music-hall.
A 22
ans, il était devenu un héros populaire (à une époque où l'Amérique, qui
subissait encore les effets de la Crise, avait désespérément besoin d'idoles et
de modèles) admiré par les hommes, adulé par les écoliers, désiré par les
femmes; c'était un homme puissant, calme, que son attitude imperturbable sur le
terrain et ailleurs rendait encore plus attirant.
Joe était un joueur sérieux,
honnête et respectueux.
En 1937, après qu'il ait été élu « L'homme le
mieux habillé de tout le pays », il joua un petit rôle dans le film « Manhattan
Merry-Go-Round ». La distribution comptait
une danseuse de music-hall du nom de Dorothy Arnolds.
Le 19 novembre 1939 il épousa Dorothy Arnolds à la St. Peter and Paul Catholic Church de San Francisco
Joe annonça à la presse
qu'ils vivraient à San Francisco l'hiver, et sur la route des Yankees pendant
la saison de base-ball. Dorothy, quant à elle, déclara qu'elle préférait Los
Angeles et New York.
Il voulait une femme qui se
consacrerait à la famille, à l'image de sa mère et de sa soeur; Dorothy, elle,
voulait faire carrière. Dès le début, le jeune couple dû trouver des
compromis.
;
;
;
1940 : durant la saison de base-ball, le couple loua un
appartement grand standing à Manhattan, sur West End Avenue.
Très vite Dorothy se plaignit
autour d'elle que Joe sortait presque tous les soirs, dans des clubs de sport
ou au restaurant avec ses amis, habitude qu'il ne jugea pas utile de changer
quand Dorothy tomba enceinte au début de l'année
1941.
Le 23
octobre 1941, naissance de Joe DiMaggio Jr.
Noël 1941 :
En 1941
il gagna 56 courses dans 56 parties de suite, établissant un record jamais
battu. Les Yankees remportèrent le « Pennant » (la flamme) et les
championnats du monde.
En 1942
sa moyenne de batte chuta et il quitta le base-ball début
1943; dans le cadre de l'effort de guerre, il s'engagea dans l'armée de
l'air.
Affecté au contrôle des
unités d'entraînement physique, il servit sur les terrains de base-ball de
Californie, du New Jersey et de Hawaï, et passa une grande partie de son temps
à l'hôpital où il fut soigné pour un ulcère à l'estomac.
Il revint au base-ball à la
fin de la guerre.
1944 : Dorothy obtint le divorce, mais garda de bonnes
relations avec lui.
Pendant les interruptions
saisonnières des matchs, il vivait avec sa famille à San Francisco; pendant la
saison sportive il logeait dans les
meilleurs hôtels de New York et passait ses soirées avec ses amis, le plus
souvent dans un club fermé pour hommes, le Toots Shor's.
Au Toots Shor's régnait une
ambiance de machisme bon enfant. La plupart des conversations tournaient autour
du sport, des filles et des pages humoristiques des journaux. Parmi les clients
réguliers figurèrent, au fil des ans, Babe Ruth et Jack Dempsey, Damon Runyon
et Ernest Hemingway, le journaliste Bob Considine et George Solotaire, un type replet
et loquace qui dirigeait l'agence de spectacles Adelphi Theater. Ce dernier
procurait à Joe des billets de spectacles et lui obtenait les rendez-vous qu'il
voulait avec des jolies filles. Lefty O'Doul et George Solotaire
faisaient partie des amis de longue date de Joe.
1949 : après une opération chirurgicale au talon, il
sombra dans une profonde dépression, dont il ressortit encore plus taciturne et
asocial que jamais, et encore plus déterminé à prouver sa valeur.
Il s'en sortit en reprenant
sa carrière avec une performance qui le situa parmi les grands records : il
marqua 4 coups de circuit en 3 jeux et marqua 114 points en 139 matchs en 1950.
Eté 1951 : il souffrit de blessures répétées qui ébranlèrent
ses forces.
Décembre 1951 : il prit sa retraite, victime d'une série de maux du
sport : arthrite, ergots osseux aux talons, dépôts de calcium au niveau du
coude du bras avec lequel il lançait la balle, et ulcère à l'estomac.
Le 13 décembre
1951 : il signa un contrat pour présenter
une émission de télévision à New York, avant et après tous les matchs des
Yankees (travail auquel sa timidité ne convenait guère). Il était payé 50 000$
et son rôle de présentateur lui assura un revenu plus que confortable jusqu'à
la fin de sa vie.
Pendant sa carrière il était
devenu la star du base-ball; surnommé le « Yankee Clipper » (crack
des Yankees), il était le premier joueur dont le salaire annuel se composait de
six chiffres et avait mené son équipe dix fois en championnat des Etats-Unis et
huit fois en championnat du monde.
Il avait atteint des records
de frappe difficiles à battre; son record de 1941,
où il frappa dans 56 jeux consécutifs, ne fut jamais égalé.
Les New York Yankees
retirèrent en son honneur le dossard n° 5, l'année qui suivit son départ.
Après avoir vu une photo de
Marilyn posant en compagnie de deux joueurs des Chicago White Sox, Joe Dobson et Gus Zernial (
), il voulut
la rencontrer. Il demanda à l'un de ses amis du Toots Shor's, David March,
de la lui présenter.
Le rendez-vous eut lieu en mars 1952, dans le restaurant italien Villa Nova (
, sur Sunset Boulevard à
Los Angeles.
A cette époque elle était une
star de 25 ans, sur le point de faire une grande carrière. Il avait été célèbre
pendant plus de 15 ans, et à ce titre, se méfiait des opportunistes.
Il appela Marilyn tous les
jours après leur premier rendez-vous, et Marilyn accepta de ressortir avec lui.
Ils devinrent bientôt le couple le plus célèbre, dont le roman d'amour fut
alimenté par les paparazzi qui les traquaient.
Il rendit visite à Marilyn pour le dernier jour de tournage de « Monkey business » (1952) :
Elle allait souvent à New
York afin d'y passer le week-end avec Joe, qui présentait une émission de
télévision.
Ils allaient ensemble dans
les endroits préférés de Joe, le Toots Shor's
et le Stork
Club, et assistaient à des matchs de base-ball.
Juin 1952 : Marilyn passa par New York avant de rejoindre le
tournage de « Niagara » au Canada, et
passa du temps avec Joe.
Quatre mois après leur
rencontre, Joe présenta Marilyn à sa famille, à San Francisco. Elle fut
probablement sensible à l'atmosphère familiale chaleureuse qui régnait chez les
DiMaggio, mais comprit également ce qu'on attendait d'elle en tant qu'épouse.
Ils passèrent Noël 1952 ensemble, chez Marilyn, à Doheny Drive.
Joe n'appréciait que
moyennement l'idée que sa future femme fût l'objet de tous les regards et de
tous les fantasmes partout dans le pays.
Au moment où Joe quittait une
longue carrière d'homme public, elle s'engageait sur le chemin d'une gloire
qu'elle avait tant souhaitée et dont elle était fière. Il était probablement
conscient qu'une relation avec Marilyn serait délicate.
Tout en lui faisant la cour,
DiMaggio était dévoré par la jalousie qui mettrait fin plus tard à leur
mariage.
Le 1er janvier 1953, ils assistèrent à une soirée donnée pour célébrer le cinémascope au Cocoanut Grove de l'Ambassador Hotel de Los Angeles :
En 1953,
ils assistèrent à la première de la pièce « Call me Madam » (Théâtre).
Il évita les apparitions en
public : il fut absent le 9 février 1953 quand
Marilyn reçut le prix de « L'étoile montée le plus vite dans le ciel d'Hollywood en 1952 » et ce fut,
cette même année Betty Grable qui l'accompagna à la première de « Gentlemen prefer blonds ».
Il acceptait volontiers de
l'escorter quand elle s'habillait avec élégance, mais disparaissait de la scène
quand des photos sexy de Marilyn inondaient la presse nationale.
Le 26
juin 1953 : le jour où Marilyn laissa ses empreintes devant le Grauman's
Chinese Theater, DiMaggio ne l'accompagna pas, mais la
rejoignit plus tard au restaurant Chasen’s :
Août 1953 : il s'envola pour le Canada avec son ami George
Solotaire pour retrouver Marilyn sur le tournage de « River of no return », alors qu'elle s'est blessée à la jambe.
Petit déjeuner :
Sur le tournage :
En dépit des éclats qui
précédèrent leur mariage, Marilyn estima que l'amour et la loyauté de Joe
l'emportaient sur sa jalousie. A ses yeux il était son protecteur, son
conseiller, son allié contre l'égocentrisme et l'intransigeance hollywoodiens,
il était son « batteur », son « Giuseppe » admiré de tous,
adoré par une famille unie et celui qui se tenait résolument à ses côtés.
Elle confia à des amis que
son meilleur Noël fut celui de 1952, quand
Joe lui fit la surprise de l'attendre, alors qu'il devait passer les fêtes en
famille. Il avait décoré sa suite du Beverly Hills Hotel avec un
sapin et préparé du champagne pour son retour de la fête donnée au studio.
Il fut également le premier
qui poussa Marilyn à revoir ses appointements, qui, bien qu'elle fût au sommet
de l'affiche, n'avaient pas bougé depuis ses débuts à la Fox, en 1951.
Elle se mit à refuser des
projets, comme « Pink tights » qu'elle devait tourner tout de suite
après « River of no
return ». Elle ne se présenta pas sur le tournage le premier jour, et
une semaine plus tard prit l'avion pour San Francisco pour passer les fêtes de
fin d'année avec Joe et sa famille.
Le 11 octobre 1953, ils assistèrent à un match de base-ball :
Le 13 décembre 1953, soirée chez Bob Hope :
Le 14
janvier 1954 ils se marièrent de façon impromptue à l'hôtel de ville de
San Francisco (Polk Street).
A la mairie :
assis
portrait
Certificat de mariage :
Alliance :
Joe voulait épouser Marilyn
religieusement, mais l'archevêque de San Francisco, John Mitty, refusa de
reconnaître la validité de son divorce avec Dorothy Arnolds, sa première
épouse. Il n'y eut donc qu'un mariage civil.
Ils y pensaient bien sûr
depuis un certain temps, mais ne prirent la décision que deux jours avant. Ils
souhaitaient un mariage aussi discret que possible, et Marilyn ne prévint le
studio qu'une heure avant la cérémonie. Malgré cela plus de cent journalistes
et reporters envahirent l'entrée et les couloirs de l'hôtel de ville.
Elle n'avait pas d'invités
personnels; seule la famille et les amis de Joe assistaient à la cérémonie,
célébrée par l'officier municipal, le juge Charles S.Perry.
La cérémonie débuta à 13h48 et se termina trois minutes plus tard.
Le témoin de Joe était Reno Barsocchini;
les autres invités étaient Jean et Lefty O'Doul, Tom DiMaggio et sa
femme Lee.
A la sortie de la mairie, ils
furent assaillis pas les journalistes (
,
,
,
;
,
,
,
,
,
,
) puis ils sautèrent dans la
Cadillac bleu nuit de Joe (
,
,
,
,
) en route pour leur lune
de miel : une nuit au Clifton Motel, à Paso Robles, puis
deux semaines dans une maison cachée dans la montagne (la maison de l'avocat de
Marilyn, Lloyd Wright), en dehors
d'Idyllwild, près de Palm
Springs.
La vie fut aussi difficile
qu'avant le mariage, bien que tous deux étaient prêts à des concessions
mutuelles.
Joe était très méticuleux,
aussi bien chez lui que dans ses affaires; Marilyn était exactement le
contraire. Il préférait la vie calme à
San Francisco, elle avait besoin de Los Angeles; il était taciturne et réservé,
elle était impulsive et sujette aux éclats; il aimait passer son temps avec sa
famille et ses amis ou passer une soirée à regarder la télévision, elle, qui
avait abandonné les soirées hollywoodiennes, souhaitait des satisfactions plus
intellectuelles.
Pour la première fois de sa
vie elle essayait de transmettre ses connaissances et ses penchants
littéraires. Elle essaya d'intéresser Joe aux livres, de St Exupéry à Mickey
Spillane, en passant par Jules Verne, mais il ne se laissa pas détourner de son
principal intérêt, la télévision.
Le 29 janvier 1954, ils se rendirent au Federal Building de San Francisco, pour chercher leurs passeports, en vue de leur voyage en Asie :
Marilyn étant temporairement
exclue des studios, ils partirent au Japon (voyage organisé par le journal Yomiuri Shimbun :
;
) où ils furent pourchassés
par la presse et assaillis par le foule, d'abord à Honolulu, puis à leur
arrivée à Tokyo le 2 février 1954.
Arrivée à Honolulu, 1er février 1954 :
Départ d'Honolulu, 1er février 1954 :
Arrivée à Tokyo, 2 février 1954 :
La tournée était organisée en
l'honneur de Joe (pour fêter le début de la saison de base-ball). Mais
l'hystérie collective qui était centrée sur Marilyn, continua à l'hôtel (
); tout le monde
voulait voir Marilyn, si bien que le couple décida de ne se montrer que pour
les sorties officielles.
Conférence de presse, le 3 février 1954 :
Ils visitèrent le mont Fuji,
Osaka et Yokohama.
Visite :
Hiroshima
Iwakuni
Kyushu
robe et foulard
,
,
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,
,
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,
,
robe noire boutons
robe noire et rouge
Soirée :
Autre :
L'empereur offrit à Marilyn
un collier de perles naturelles fait par Mikimoto (
)(elle porta ce collier
le jour de son divorce avec
DiMaggio (
) et l'offrit plus tard à Paula Strasberg, qui le donna
ensuite à sa fille, qui le vendit en 1999).
Les choses se gâtèrent quand
Marilyn accepta une invitation en Corée pour rendre visite aux troupes
américaines. Joe ne voulait pas qu'elle parte.
Ce fut le général John E.Hull
qui commandait l'armée en Asie, qui envoya à Marilyn une invitation pour une
tournée parmi les troupes américaines en Corée, qui représentait plus de 10 000
hommes.
Elle s'envola avec Jean
O'Doul (le femme de Frank « Lefty » O'Doul, l'ami de Joe) et Walter
Bouillet (l'officier chargé des divertissements de l'armée) pour une tournée de quatre jours et dix
représentations.
16 février 1954, à Itami Airport :
Elle conquit les troupes dans
une robe violette à paillettes, courte et moulante.
Elle chanta « Diamonds
are a girl's best friend », « Bye,
bye, baby », « Somebody loves me » et « Do it again »
(atténué en « Kiss me again » pour éviter de surexciter un public
déjà très enthousiaste). Elle fut accueillie partout très chaleureusement.
Elle s'en souviendra plus
tard comme de l'expérience la plus heureuse et la plus insouciante de sa vie.
Départ de Tokyo, 23 février 1954 :
Escale à Honolulu :
Arrivée San Francisco, 24 février 1954 :
Au moment de leur retour en
Californie, leur couple traversait de graves difficultés; Joe refusa de
l'accompagner à la remise des prix de Photoplay.
Elle se fit alors escorter par Sidney Skolsky.
De retour à Los Angeles elle
régla ses différends avec les studios, et retourna travailler.
Ils étaient installés sur North Palm Drive. Comme Joe préférait vivre à San Francisco, elle passa les mois d'avril et mai 1954 dans la maison des DiMaggio, sur Beach Street :
Elle appréciait la vie de famille
et les promenades sur le « Yankee Clipper », le yacht de Joe; mais on
rapporta que le tempérament de Joe prenait souvent le dessus et qu'il était
violent. Il poursuivait ses efforts pour empêcher Marilyn d'apparaître en
public.
Août 1954 : le costume extrêmement réduit et la chorégraphie
finale du débridé « Heat wave » dans « There's
no business like show business » le
mirent tellement en colère, qu'il quitta le plateau en fulminant de jalousie et
de rage. Malgré ses protestations la scène fut conservée.
Il trouva bientôt un nouveau
motif de se montrer jaloux, car le bruit courait que Marilyn avait une liaison
avec