HARLOW Jean
Harlean Carpenter.
Date de
naissance : 3 mars 1911, à
Kansas City.
Date de
décès : 7
juin 1937, à Hollywood.
Exercice : actrice.
Photos :
Histoire
Petite on l'appelait « the
baby » et elle fut élevée par ses grands-parents maternels.
Comme la plupart des
sex-symbols hollywoodiens, elle joua souvent des rôles de femmes dangereuses, à
forte charge érotique, dont les traits de caractère et les difficultés
reflétaient ceux de sa propre vie.
Elle commença à tourner en 1928 comme figurante.
En 1930
Howard Hughes
l'engagea dans « Les anges de l'enfer », film dans lequel elle imposa une
sensualité insidieuse et pleine d'assurance.
Frank Capra devint célèbre
avec les photos inoubliables qu'il fit d'elle sur le tournage de « La
blonde platine » (1931).
Un an plus tard elle encourut
la colère de la censure dans « La belle aux cheveux roux ».
Norma Jeane allait souvent,
avec Gladys Baker
et Grace McKee
admirer leur idole commune au cinéma dans « Dinner at eight » (1933),
« Hold your man » (1933) ou « Une étrange aventure »
(1934).
Dans son dernier film « Saratoga »
(1937), Jean Harlow eut pour partenaire Clark Gable.
Elle mourut le 7 juin 1937, à peine âgée de 26 ans, des
complications d'une intoxication urémique (néphrite aiguë).
Gladys Baker disait souvent à
sa fille qu'elle deviendrait une grande séductrice à l'écran, comme Jean
Harlow. L'admiration de Gladys pour la star la poussa à se faire teindre les
cheveux en blond platine, décida de s'habiller exclusivement en blanc et
n'acheta que des vêtements blancs à Norma Jeane.
Les ressemblances entre les
vies de Jean Harlow et celle de Marilyn sont étonnantes :
Elles furent toutes les deux
élevées par de stricts adeptes de la Science Chrétienne
Elles furent mariées trois
fois
Elles quittèrent l'école à 16
ans pour épouser leur premier mari (Jean Harlow s'enfuit avec un millionnaire)
Elles cherchèrent leur père
toute leur vie et moururent jeunes, de façon tragique et dans des circonstances
suspectes.
Elles tournèrent toutes deux
leur dernier film avec Clark Gable.
Toutes deux aimaient les
bêtes et voulaient créer un refuge pour
les animaux abandonnés.
Elles heurtèrent l'un et
l'autre la morale prude de leur époque en posant nues, en affichant leurs corps
et ne portant pas de sous-vêtements.
Elles prirent le nom de jeune
fille de leur mère comme nom d'actrice.
Elles vécurent toutes deux
sur North
Palm Drive à un moment ou à un autre de leur vie.
Comme Jean Harlow, et bien
qu'elle soit célèbre, Marilyn fit la grève pour obtenir une révision financière
de ses contrats avec les studios.
Elles consommaient des sédatifs
prescrits par leur médecin.
Elles furent toutes deux
invitées à la cérémonie d'anniversaire d'un président, peu de temps avant leur
mort : Jean Harlow au bal donné pour l'anniversaire du président Franklin Delano Roosevelt, Marilyn pour l'anniversaire
de John Kennedy),
et se le virent l'une et l'autre reprocher par les studios.
Pour qu'un parallèle puisse
exister, il faut que Marilyn y ait pris une part active.
En 1950
quand Marilyn rencontra Sidney Skolsky, alors journaliste
très influent, elle lui déclara que pendant toute sa vie, Jean Harlow avait été
son modèle. Skolsky qui avait connu Jean Harlow, l'aida à atteindre son
objectif : au cours des années qui suivirent, il fit de fréquentes allusions à
Jean Harlow dans ses articles et usa de son influence auprès des studios.
Marilyn et Sidney Skolsky eurent aussi un projet de film sur Jean Harlow. Mais le rêve de Marilyn d'incarner son idole au cinéma ne se réalisa jamais; toutefois en 1958 elle posa en Jean Harlow pour Richard Avedon qui préparait un ouvrage sur les déesses de l'écran :
Environ un mois avant sa mort
en 1962 et en compagnie de Sidney Skolsky,
Marilyn rendit visite à la mère de Jean Harlow pour lui demander l'autorisation
de démarrer un projet de film sur sa fille.
« Mamma Jean », en
voyant Marilyn, se serait écriée que sa fille était de retour.
Rendez-vous fut pris pour le 5 août 1962, au domicile de Marilyn, pour
travailler sur « The Jean Harlow Story ».
Même après sa mort Marilyn
imita encore son idole. DiMaggio fit déposer chaque semaine
des fleurs sur sa tombe, respectant ainsi la promesse de lui être aussi fidèle
que William Powell l'avait
été envers Jean Harlow (il faisait régulièrement déposer des fleurs sur la
tombe de sa bien-aimée à Forest Lawn Cemetery, Hollywood Hills).
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