ROSTEN Norman
Date de naissance : 1er janvier 1913.
Date de décès : 7 mars 1995.
Adresse : 22 Remsen Street, Brooklyn.
Exercice : poète et romancier. Il écrivit aussi le scénario de la version cinématographique de « A view from a bridge » (1961) d'Arthur Miller.
Histoire
Fils d'immigrants russes.
Il grandit à Coney Island (New York City) et vécut toutes sa vie à Brooklyn.
Il commença à écrire au Brooklyn College et obtint une bourse pour aller à la University of Wisconsin.
Il publia de nombreux ouvrages de poésie, deux nouvelles, quelques pièces de théâtre.
En septembre 1937, Arthur Miller fit la connaissance d'un camarade à l'accent de Brooklyn, originaire de Coney Island qui s'appelait Norman Rosten.
Il avait un an de plus que Miller, avait été diplômé du Brooklyn College, et travaillait avec le WPA Federal Theater and Writers Project lorsqu'il avait remporté une bourse. Rapidement il impressionna Miller par ses références d'écriture qui avaient été publiées dans Partisan Review, The New Masses et Poetry Magazine.
Miller écrira d'ailleurs
rapidement un article sur leur première rencontre dans le journal humoristique
de l'université, The Gargoyle.
Rosten écrivait également des pièces pour la radio de l'université et pour le théâtre du campus. Il partageait avec Arthur non seulement l'intérêt d'écrire, mais aussi les mêmes convictions politiques, peut-être même un peu plus ardentes que celles de Miller. L'une des premières choses que Rosten fit à l'université du Michigan fut de s'inscrire à la Young Communist League (Ligue de la Jeunesse Communiste).
Ils formèrent ainsi un groupe de trois amis, Arthur, Norman et Mary, jusqu'à ce que celle-ci leur présente sa colocataire, Hedda Rowinski, qui étudiait la psychologie à fin de travailler dans le social. Elle devint la petite amie de Norman et deviendra plus tard sa femme
Ainsi les Rosten devinrent les plus anciens amis d'Arthur.
En 1938, les Rosten s'étaient installés à New York, s'étaient mariés et avaient trouvé un appartement à Remsen Street à Brooklyn Heights. Ils eurent une fille nommée Patricia.
Mary Slattery était leur voisine, puisqu'elle avait abandonné l'université et suivit Arthur.
Il rencontra Marilyn début 1955,
peu de temps après son déménagement à New York, par l'intermédiaire du
photographe Sam Shaw,
un ami commun :
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Il assista, avec son épouse, 12 décembre 1955, à la première de « The rose tattoo »
Marilyn le surnommait « Claude » en raison de sa ressemblance avec l'acteur Claude Rains.
A l'époque où sa liaison avec Miller était encore secrète, ils se retrouvaient souvent chez les Rosten ou dans leur maison de campagne de Long Island
Le 1er juillet 1956, il assista au mariage de Marilyn et d'Arthur Miller
Elle lui écrivit une lettre datée du 11 septembre 1958, depuis l'hôtel Del Coronado où elle tournait « Some like it hot ».
« Cher Norman
N'abandonne pas le navire au moment où nous coulons. J'ai l'impression que ce bateau n'arrivera jamais au port. Nous nous sommes engagés dans le Détroit des Détresses. Grande houle et vent de travers mais pourquoi m'en faire. Je n'ai pas de symbole phallique à perdre.
Marilyn
P.S : aime- moi uniquement pour mes cheveux blonds (elle cite de travers ce passage d'un poème de Yeats : « ... seul Dieu, ma chère, Pourrait t'aimer uniquement pour ce que tu es Et non pour tes cheveux blonds »).
Il fut l'une des rares personnes à qui Marilyn montra sa
propre poésie :
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Carte envoyée à Marilyn, 1958 :
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Carte pour l'anniversaire de Marilyn de juin 1960 :
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Ils restent amis jusqu'à sa mort.
Elle leur témoigna sa gratitude pour leur amitié en leur léguant 5000$ pour l'éducation de leur fille Patricia, mais les querelles juridiques ne permirent pas de débloquer cet argent avant 1975, plusieurs années après que celle-ci eut obtenu son diplôme universitaire.
Bibliographie
« Marilyn : an untold story »,
Norman Rosten, New York, Signet books, 1973.
« Marilyn
among friends », Sam Shaw et Norman Rosten, New York, Henry Holt, 1987.
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